La semaine dernière j’ai rédigé un article sur ce livre, Orpheline, de Marc Pautrel. Puis j’ai eu droit à une mise à jour du système d’exploitation de mon ordinateur et j’ai tout perdu. Bien évidemment je n’avais pas enregistré le document…

Dommage pour moi, alors j’ai hésité à remettre mon ouvrage d’actualité et puis c’est quand même un livre qui mérite d’être lu. Ca n’est pas un chef d’œuvre loin de là. C’est un roman sans prétention qui se lit vite, proprement et bien.

Lecture idéale pour ceux qui comme moi souffrent des travaux du RER A et doivent rallonger leur temps de trajet (dans mon cas je passe de 45 min à 1h10 le matin, idem le soir dans l’autre sens).

Marc Pautrel, je ne le connaissais pas du tout. Même pas de nom. Seulement j’ai été attirée quand je l’ai vu sur l’étagère des « livres à lire » de la médiathèque de mon quartier. J’ai cherché des infos sur lui (merci Google) après avoir lu le livre et j’ai bien fait. J’ai bien fait car je crois que ces recherches auraient significativement modifié ma manière de voir/lire le livre.

Marc Pautrel est né en 1967. Il a donc 48 ans. C’est un écrivain moderne, un écrivain 2.0 pour reprendre une formule un peu bête destinée à souligné le caractère ancré dans le monde du Web d’une personne, d’un objet ou d’une activité. Si cela vous tente, vous pouvez le suivre sur son blog http://blog.marcpautrel.com/ ou sur son site internet http://www.marcpautrel.net/

Il a aussi sa page Wikipédia. Pour chacun de ses livres il vous indique une dizaines d’url de sites marchands où vous pouvez si vous le souhaitez vous procurer ses ouvrages. Moi je m’en tiendrai à la médiathèque : pour des raisons économiques tout d’abord, et ensuite pour une raison pratique : je vis dans un 28m² et ma cave est déjà bien pleine !

J’ai beaucoup aimé l’honnêteté qui transparait sur le web de ce monsieur qui parle de lui et de son parcours en toute modestie et en toute simplicité. Il nous avoue avoir vécu du RSA par exemple ce qui est plutôt de l’ordre du tabou pour les gens de son rang et de son corps de métier.

Orpheline est à l’image de son auteur. Ou du moins est à l’image du site internet et du blog de son auteur : sobre, brut et vrai.

Je me suis laissée très rapidement porter par les lignes, les mots, les champs lexicaux. L’Orpheline, c’est cette femme brune et séduisante qui se retrouve seule, sans mari et qui cherche un sens à sa nouvelle vie. Attention on ne tombe pas du tout dans l’image mélancholico-dramatique de la Bridget Jones vieillissante qui finit par manger des pots de glace devant un film avec Hugh Grant….

L’auteur nous invite dans l’intimité de cette femme et nous amène à nous interroger sur notre place à nous, et à se projeter aussi (qu’est-ce que je ferai à sa place ?). 9a se lit vite et bien, sans pour autant être superficiel. On sent bien que c’est écrit par un homme car parfois certains sentiments de la femme sont décrits avec maladresse mais c’est en partie ce qui fait le charme du livre !

 

A lire.