Il est rare, très rare que je n’ai pas envie de finir un livre. Et bien, pour celui-ci ça a été le cas.

A la médiathèque, la 4ème de couverture m’a frappée. J’ai tout de suite eu envie de lire le livre. La voici : 

 « Je l'ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maîtresse. Il m'a initiée au maniement des armes. Il m'a fait cadeau d'un revolver. Je l'ai abattu d'une balle entre les deux yeux.”

 Les premières pages sont agréables, l’histoire quelque peu enivrante. Je plonge dedans, sans filet et me laisse porter par cette femme, la maitresse d’un homme immensément fortuné qu’elle assassine avec le consentement de celui-ci.

 La maitresse est présentée comme mystérieuse, on est jeté dans sa cavale pour fuir avec elle après le meurtre. Le richissime homme d’affaire git quant à lui sur son lit en combinaison de latex avec plusieurs balles dans la tête et le corps.

 L’écriture est intéressante, notamment l’alternance des monologues de la maitresse qui sont ponctués de narration.

Et puis je me lasse, l’auteur nous gave de mini épisodes à caractère porno ou SM. Un peu d’éjac’ faciale par-là, de sodomie par ici, de soumission de la maitresse… on s’ennuie. C’est toujours pour les mêmes raisons et avec les mêmes images que l’auteur essaie d’accrocher le lecteur et sa sensibilité. La maitresse qui parait moderne et insoumise dans la 4ième de couverture est en fait avare d’argent. Elle se laisse acheter avec le champagne, la suite de luxe, le jet privé, les sous vêtements luxueux. Pas très intelligente la nénette. Après on a un passage mélodramatique sur l’enfance de cette femme qui a vécu sous les coups d’un père difficile et complétement abruti. OK, là dans la série clichée on ne peut pas faire mieux. J’ai passé assez vite le reste des pages, lasse de lire ces lignes sans intérêt.

 Je ne connais pas les autres œuvres de régis Jauffret, peut être est ce son style d’écriture, son genre littéraire. En tous cas ce livre ne m’a pas plu, j’ai été déçue. Déçue par l’histoire et par l’image de la femme renvoyée. Non pas que je sois féministe mais bon… ça va bien l’image de la midinette qui tombe dans le piège des sous vêtements de luxe et qui vire prostituée !

A ne pas lire, enfin.. disons que je ne vous le recommande pas …

A bientôt pour la prochaine découverte.