Ouvrage fini, je suis ravie.

Ravie non pas d’avoir fini l’ouvrage, mais ravie de l’avoir découvert. Quelle puissance d’écriture et d’émotions !

Tout au long de l’ouvrage on suit Tin ou bien Marjorie on ne sait pas très bien. Une seule personne physique et deux prénoms, deux identités, deux histoires qui se ressemblent, et finissent pas fusionner.

A côté de Marjorie, gravite Paul son compagnon. Ardéchois et photographe il est passionné d’art.

Leur rencontre est digne d’une comédie romantique à regarder un dimanche cocooning avec un bon thé et de petits biscuits. Une salle d’exposition, des émotions qui surgissent et c’est la rencontre, magique, perturbante, envoutante.

De cet amour née la petite Elena, une jolie poupée au franc parlé qui tient tête à ses parents chaque jour un peu plus.

L’ouvrage nous décrit avec délicatesse la vie de Marjorie. Certains moments sont décrits de manières très détaillée et c’est alors qu’on perçoit toute la puissance des émotions qui traversent Marjorie.  

Elle est tout d’abord danseuse étoile, puis doit se réinventer suite à des blessures physiques très lourdes.

L’auteur utilise des codes d’écriture qui chamboulent :  de la pensée à voix haute qui côtoie un dialogue sans tiret et sans guillemets ; des majuscules en plein milieux des phrases. On sent de la provocation faite à la grammaire et à la syntaxe française mais c’est tellement doux et agréable !

A un moment du livre, j’ai eu peur de me perdre dans des pensées pseudo philosophique de construction identitaire / de recherche de soi à travers l’histoire de ses parents. Mais heureusement ce sentiment n’a pas duré – sans quoi je me serai ennuyée et n’aurait pas aimé de la meme manière l’ouvrage-.

Je lis les dernières lignes, envoutantes encore et toujours et je me rends compte que ma rame de métro vient de s’arreter à la station près de chez moi.

Tout était parfait, l’ouvrage, sa lecture, et le timing 

Je vous le conseille fortement, vraiment, chapeau.